dimanche 24 mai 2009
Missing
C'est l'histoire d'un itouch rose oublié dans le train. Si quelqu'un le retrouve, envoyez le à Mol, Belgique. Sinon, envoyez vos dons à Mle Karine V, à la même adresse...
Blague
C'est l'histoire d'un contrôleur qui s'appelle Nick. Il est puceau. Ah ah ah, cette blague, nulle je vous l'accorde, nous a beaucoup fait rire dans le train qui nous ramenait de Londres à Manchester. Nous étions fatiguées.
samedi 9 mai 2009
samedi après-midi...
Je suis en week end, je n'ai rien à faire, et je me sens bien... Alors j'en profite pour vous écrire un peu. Le programme du we n'est pas très chargé: je suis invitée chez Barbara, une des profs de la fac, ce soir, demain je pense que je vais faire du coocooning en pyjama, même si je suis très déçue: le championnat du monde de billard est terminé, j vais devoir tenter de me passionner pour autre chose...
Il ne fait pas très beau, il pleut en fait depuis presque deux semaines, je découvre enfin le vrai visage de Manchester: du vent, de la pluie, du vent. Et de la pluie. Mais j'avoue que cela ne me dérange pas, je ne viens pas non plus de Toulouse, ça ne me change pas. Je me sens chez moi!
Je commence vraiment, d'ailleurs, à me sentir chez moi ici, les endroits sont désormais très familiers, et tout devient plus facile. Il m'aura fallu presque un mois et demi, mais ça y est! Et je serai de retour dans peu de temps, vous pourrez enfin arrêter de pleurer (spécialement Elise, qui m'a avoué que le temps passait vite et qu'elle ne se rendait pas compte de mon absence, donc que je lui manquais pas: je n'aurais que deux mots: VIEILLE POURRISSE!). Bref.
J'ai trouvé un moyen de consoler mon mal du pays. Je regarde la photo ci-jointe, je soupire un "vive la France" qui me réchauffe le coeur... et tout va mieux. Merci ma chérie pour cette jolie (et olfactive) attention.
"Allons enfants de la patri-i-e le jour de gloire est arrivé..."
mardi 5 mai 2009
Chose promise, chose due...
Je n'allais quand même pas vous laisser sur votre faim, surtout pas après ma promesse d'hier... C'est donc après une dure journée de labeur, journée pluvieuse, par ailleurs, que je vous adresse ces quelques mots, en puisant dans mes dernières ressources.
Pour ceux qui seraient intéressés par le fait de savoir comment se déroule une journée de prof, c'est-à-dire pas pour mon parrain chéri (qui adore que je l'appelle comme ça, je le sais de source sûre...autrement dit de lui-même!), je vais vous accorder l'immense privilège d'avoir un petit aperçu de "l'envers du décor"...
C'est parti pour la journée type du prof de fac...
9h15 ( à peu près. Ici on commence tard, que voulez-vous que j'y fasse!). Arrivée à la fac. Café obligatoire, dans un gobelet en carton "comme dans le films". Direction le 4ème étage pour préparer les petites affaires dont je vais avoir besoin pour les heures qui suivent: mon marqueur effaçable pour le tableau, mes documents pour le cours, ma bouteille d'eau anti-j'ai-la-voix-qui-déraille, ma clé de bureau pour pas me retrouver à la porte de ce même bureau, et c'est parti. Ou presque. Parce que j'oublie toujours quelque chose. Hé oui, on se refait pas. "Si t'avais pas d'élastique à ton slip", me disait maman...
10h: premier cours, souvent d'observation, car je ne donne jamais cours tôt (!) le matin, plus vers midi, histoire d'être sûre de ne pas pouvoir manger. Sympa. Les élèves, à 10h, sont...calmes. Très calmes. A faire pâlir d'envie un prof de collège ou de lycée français en manque de vacances. Le prof que j'observe se lance donc dans un monologue qui durera presque 50 mns, parce que j'exagère quand même, deux ou trois élèves oseront prononcer quelques mots. A 11h, ça va beaucoup mieux, c'est juste une histoire de mise en route.
Et les cours se suivent et ne se ressemblent pas, d'un cours de grammaire à un cours d'écrit, d'un cours de french popular music à un cours de peinture du XVIIIème... J'apprends beaucoup, je me régale, c'est parfait.
Puis vient la pause, qui peut surgir à n'importe quel moment de la journée mais rarement, comme je vous l'ai dit, à l'heure du déjeuner. Etre prof, ou l'art de manger un sandwich en deux temps (sauf que pour moi, ce sera toujours en un temps. Oui je mange trop vite. Non je ne mâche pas assez. Non, je n'ai pas changé, je suis toujours... pardon, je m'égare.)
Alors la pause c'est bien, sauf si vous avez déjà préparé vos cours, que vous n'avez pas accès à un ordinateur pour faire des recherches et/ou que tous vos collègues ont déserté les lieux. Parce que dans ces cas-là, c'est long!!! Non pas que je trouve mes tête-à-têtes avec le mur désagréables, mais point trop n'en faut, dirais-je!
Et puis cours, cours, et cours, avec plus ou moins d'appréhension, selon les jours. Les élèves sont au rendez-vous, parfois pas tous, loin de là. Catherine, ma responsable, n'a eu aucun étudiant à son cours d'aujourd'hui. Moi j'en ai eu 3, à 16h, mais je suis habituée: c'est parce qu'il est tard, pour les étudiants. Ils m'ont regardée comme si j'étais dingue quand je leur ai dit que j'avais parfois cours jusque 19h30 cette année, et que je suis même allée en cours le samedi après-midi...
Tout se termine à 17h, après le 53ème hochement de tête-bonjour-hi en rencontrant un étudiant, le 173ème thanks-cheers pour remercier d'une porte retenue, le 12ème "going-up/going down/fourth floor/groung floor/lower ground floor" de l'ascenseur parlant... Et je rentre à la maison en bus. Parce qu'il pleut.
Et voilà!!
Pour ceux qui seraient intéressés par le fait de savoir comment se déroule une journée de prof, c'est-à-dire pas pour mon parrain chéri (qui adore que je l'appelle comme ça, je le sais de source sûre...autrement dit de lui-même!), je vais vous accorder l'immense privilège d'avoir un petit aperçu de "l'envers du décor"...
C'est parti pour la journée type du prof de fac...
9h15 ( à peu près. Ici on commence tard, que voulez-vous que j'y fasse!). Arrivée à la fac. Café obligatoire, dans un gobelet en carton "comme dans le films". Direction le 4ème étage pour préparer les petites affaires dont je vais avoir besoin pour les heures qui suivent: mon marqueur effaçable pour le tableau, mes documents pour le cours, ma bouteille d'eau anti-j'ai-la-voix-qui-déraille, ma clé de bureau pour pas me retrouver à la porte de ce même bureau, et c'est parti. Ou presque. Parce que j'oublie toujours quelque chose. Hé oui, on se refait pas. "Si t'avais pas d'élastique à ton slip", me disait maman...
10h: premier cours, souvent d'observation, car je ne donne jamais cours tôt (!) le matin, plus vers midi, histoire d'être sûre de ne pas pouvoir manger. Sympa. Les élèves, à 10h, sont...calmes. Très calmes. A faire pâlir d'envie un prof de collège ou de lycée français en manque de vacances. Le prof que j'observe se lance donc dans un monologue qui durera presque 50 mns, parce que j'exagère quand même, deux ou trois élèves oseront prononcer quelques mots. A 11h, ça va beaucoup mieux, c'est juste une histoire de mise en route.
Et les cours se suivent et ne se ressemblent pas, d'un cours de grammaire à un cours d'écrit, d'un cours de french popular music à un cours de peinture du XVIIIème... J'apprends beaucoup, je me régale, c'est parfait.
Puis vient la pause, qui peut surgir à n'importe quel moment de la journée mais rarement, comme je vous l'ai dit, à l'heure du déjeuner. Etre prof, ou l'art de manger un sandwich en deux temps (sauf que pour moi, ce sera toujours en un temps. Oui je mange trop vite. Non je ne mâche pas assez. Non, je n'ai pas changé, je suis toujours... pardon, je m'égare.)
Alors la pause c'est bien, sauf si vous avez déjà préparé vos cours, que vous n'avez pas accès à un ordinateur pour faire des recherches et/ou que tous vos collègues ont déserté les lieux. Parce que dans ces cas-là, c'est long!!! Non pas que je trouve mes tête-à-têtes avec le mur désagréables, mais point trop n'en faut, dirais-je!
Et puis cours, cours, et cours, avec plus ou moins d'appréhension, selon les jours. Les élèves sont au rendez-vous, parfois pas tous, loin de là. Catherine, ma responsable, n'a eu aucun étudiant à son cours d'aujourd'hui. Moi j'en ai eu 3, à 16h, mais je suis habituée: c'est parce qu'il est tard, pour les étudiants. Ils m'ont regardée comme si j'étais dingue quand je leur ai dit que j'avais parfois cours jusque 19h30 cette année, et que je suis même allée en cours le samedi après-midi...
Tout se termine à 17h, après le 53ème hochement de tête-bonjour-hi en rencontrant un étudiant, le 173ème thanks-cheers pour remercier d'une porte retenue, le 12ème "going-up/going down/fourth floor/groung floor/lower ground floor" de l'ascenseur parlant... Et je rentre à la maison en bus. Parce qu'il pleut.
Et voilà!!
lundi 4 mai 2009
Ladies and gentlemen, please welcome...
C'est donc là que je vais travailler chaque jour. Pas mal: beaucoup d'espaces verts, de vieux bâtiments qui ressemblent à ceux que l'on voit dans les films, des sols en vieux parquets, une ambiance feutrée...
Bon, d'accord, jee ne travaille pas dans ce bâtiment-là, mais dans la partie plus récente du département, et mon bureau est...comment dire? Jugez par vous-mêmes!
Je posterai des nouvelles photos agrémentées de leurs commentaires fabuleux dans la semaine, pour vous faire un peu de lecture...I'm singing in the rain...
Hé oui, il pleut. Depuis presque une semaine, j'ai droit à de jolies averses souvent suivies d'éclaircies, sauf aujourd'hui! Il semble que Manchester ait du mal à se remettre du départ de Karine...
Quelle semaine! Travail, travail, travail, et quelques conversations avec des étudiants consciencieux qui désirent améliorer leur français (merci sonia!) (et/ou me sociabiliser?). Je suis rémunérée en café et verres de rosé, ce qui est bien sympathique. Mais à part ça, niveau boulot, rien de neuf, juste des heures de préparation, des sueurs froides lors des cours de grammaire, et finalement des profs qui me disent que les étuiants sont ravis. Mais n'étant pas d'un naturel stressé, je ne me faisais pas de souci. Hum.
Grâce à Karine qui m'attendait patiemment vendredi lorsque j'avais cours, vous allez (enfin!!) pouvoir admirer mon lieu de travail et les environs. Alors on dit merci qui??? Merci ma chérie de me permettre d'échapper aux jets de pierre et autres tortures d'un public mécontent...
A suivre, donc, les photos...
Quelle semaine! Travail, travail, travail, et quelques conversations avec des étudiants consciencieux qui désirent améliorer leur français (merci sonia!) (et/ou me sociabiliser?). Je suis rémunérée en café et verres de rosé, ce qui est bien sympathique. Mais à part ça, niveau boulot, rien de neuf, juste des heures de préparation, des sueurs froides lors des cours de grammaire, et finalement des profs qui me disent que les étuiants sont ravis. Mais n'étant pas d'un naturel stressé, je ne me faisais pas de souci. Hum.
Grâce à Karine qui m'attendait patiemment vendredi lorsque j'avais cours, vous allez (enfin!!) pouvoir admirer mon lieu de travail et les environs. Alors on dit merci qui??? Merci ma chérie de me permettre d'échapper aux jets de pierre et autres tortures d'un public mécontent...
A suivre, donc, les photos...
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